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Il faut tout, tout prévoir !

Un blog sur un chantier ? Quel intérêt ?

Oui ! Mais quand le chantier est habité par la Famille Dindon (de la farce) et que c'est une femme qui raconte les travaux, ça peut devenir amusant... surtout quand ça dure, ça dure... un an , deux ans, trois, quatre....

 

  avant /
après

 

 









- Pour les paresseux qui n'aiment pas lire, vous trouverez des
albums photos tout à fait parlants... (photos Bergère, tous droits réservés)
- Pour les femmes dont les hommes veulent se lancer dans les travaux, renseignez-vous avant !
- Pour avoir une vision plus globale de l'histoire avec photos, régalez-vous  de ma vision des travaux.
- Pour prendre des leçons de bricolage, instruisez-vous avec Maître Dindon.
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aujourd'hui, cliquez sur "les dernières avancées du chantier".
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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 14:15

  Septembre sans attendre

 La rentrée est là. Les enfants perdent rapidement le bénéfice de leurs vacances : l’omniprésence des ouvriers les empêche de profiter de toute la maison, le bruit et la poussière, bref, le stress des travaux revient rapidement les animer… Il faut dire que nous avons dû les mettre tous les trois dans la même chambre pendant deux semaines avec, pour toutes affaires, la valise de leurs vacances et les quelques jeux reçus lors de leurs anniversaires cet été. « De quoi vous plaignez-vous ? Vous êtes des enfants gâtés ! Beaucoup d’enfants dans le monde n’ont même pas ça ! Et tout ça, c’est pour votre bien-être ! » Discours abstrus pour des petits français moyens…

 Tout ça pour une bonne cause, une avancée importante ! Relier les deux parties de la maison ! Nous avons l’impression d’être au bord de la manche quand le tunnelier vient d’achever de relier l’Angleterre et la France ! Victoire ! C’est le bout du tunnel ? Le début de la fin, peut-être !…

 Notre petit dernier découvre enfin sa future chambre dont on lui a tant parlé ! Un jour, mon chéri, un jour….  

 Plus de temps à perdre. Le maestro nous dit que dans une semaine tout est fini (enfin, pour eux).

Traduction : encore au moins trois semaines.

 Nous attendons l’arrivée du plombier. Pas de plombier. « Comme le chantier a pris du retard, il n’est plus disponible ; vous comprenez bien ? » Non, maestro ! C’est votre problème ! Pas le nôtre ! Je vois alors passer quelques ouvriers que je ne connais pas. Deux molosses, blonds, avec des gueules de gardes du corps du KGB, tout droit sortis d’un film d’espionnage américain ! Non, pas disponibles non plus ! SOS ! Recherche plombier désespérément !

L’urgence qui mine

Et le voilà ! LE plombier polonais ! C’est nous qui l’avons ! Evidemment, nous n’avons pas été prévenus de son arrivée. D’où un nouveau stress : faire les enduits, peindre les radiateurs avant la pose, trouver les radiateurs qui manquent et des robinets thermostatiques… « Vous voyez, il faut tout, tout prévoir » Nous sentons le maestro sourire sous cape : il nous avait prévenu… c’est un métier de tout prévoir ! … Le sien… Pour nous, c’est du stress, encore et encore…. Ca mine.

 Mais nous arrivons à le prendre à son propre piège : « Au fait, vous avez prévu quoi pour les descentes d’eaux pluviales ? Rien ! Mais à quoi on vous paye ? Je croyais que vous étiez le spécialiste pour TOUT prévoir ! » Les relations entre maestro et mon mari deviennent très électriques. Ils ne se supportent plus, c’est visible. L’un continue d’avancer des additifs prohibitifs au devis initial – Souvenez-vous, Monsieur, vous aviez retiré cette chambre du devis électricité et l’électricien s’est trompé et l’a fait quand même ; il faut payer maintenant ! - L’autre essaye de garder sa bourse close en obtenant le plus de travaux possibles. Il est temps que ça s’arrête où les noms d’oiseaux vont fuser. Ca aussi, ça use.

 Le désespoir

 Difficile de suivre un chantier et de garder les idées claires au boulot. Deux pressions, c’est une de trop. Alors, certains jours, c’est difficile ; certains soirs, c’est dur ; certaines nuits, c’est désespérant.

 Désespoir de la rentrée où tout l’entourage gentiment demande : « alors, c’est fini ? ». Et de s’étonner que ça ne le soit pas. Et la voisine «  c’est long, non ? »  Non ! S’il vous plait, ne posez plus la question. 

 Désespoir, les jours de grande fatigue, après avoir passé son week-end à bricoler, de se rendre compte de ce qu’il reste à faire.

 Désespoir, malgré le travail déjà accompli, de ne toujours pas avoir de place pour ranger ses affaires et de passer des heures à chercher ses outils…

 Désespoir qui passe de l’un à l’autre, insidieusement, et s’augmente quand les enfants nous disent tout leur ras-le-bol des travaux.

 Des espoirs ? Il en faut pour se motiver et continuer. L’espoir du lendemain qui rend tout possible jusqu’au prochain coup de blues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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