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Il faut tout, tout, prévoir !

Un blog sur un chantier ? Quel intérêt ?

Oui ! Mais quand le chantier est habité par la Famille Dindon (Delafarce) et que c'est la maîtresse de maison qui raconte les travaux, ça peut devenir amusant... surtout quand ça dure, ça dure... un an , deux ans, trois ans....

    

  avant /
après

 

  









- Pour les paresseux qui n'aiment pas lire, vous trouverez des
albums photos tout à fait parlants...
- Pour connaître le début de l'histoire, allez dans la catégorie "chronique".
- Pour avoir une vision plus globale de l'histoire avec photos, allez lire mes "mails".
- Pour savoir où nous en sommes aujourd'hui, cliquez sur "les dernières avancées du chantier".
- Pour en rire un peu, allez tester "mes humeurs"
- Pour connaître l'histoire depuis le début (si vous avez du temps), allez dans "articles récents" et cliquez sur "liste complète", le début étant, tout à fait logiquement, à la fin !.
Jeudi 31 juillet 2008
Tous les matins (depuis 3 jours... ça ne durera peut-être pas...), je suis émerveillée à chaque passage dans le couloir. Ca vous étonne ? Ce n'est qu'un bout de couloir... Oui, mais jusqu'à il y a peu, c'était encore un des derniers gros chantiers en cours. C'est donc une nouvelle étape franchie.

D'abord, je ne m'arrache plus les pieds sur de vieux clous, plaques de BA13 et autres chutes de bois qui l'encombraient il y a encore peu de mois. Et visuellement, ne plus voir de parpaings, c'est ne plus vivre dans un éternel chantier.

C'est plutôt bien après trois ans de travaux de toujours s'émerveiller des avancées du chantier !

Alors, nous y venons ! Les murs avaient déjà été
recouverts dans un premier temps et une première arche dessinée.

Fort de cette belle réussite, une deuxième a été faite à l'entrée du couloir en haut de l'escalier.

Rails, plaques, beaucoup de patience et de savoir-faire...


















Ce qui donne :
une réussite !




Y'avait plus qu'à...

enduire, poncer, sous-coucher, peindre.... trois fois rien qui prend trois fois le temps qu'on pensait y mettre, comme toujours...

Mais le résultat est magnifique ! Tout blanc et avec ses arches, le couloir a un petit air hispanique qui me plaît beaucoup !











Quel changement en deux ans !


Et dans les petits détails de qualité, il y a les carreaux de verre du bout du couloir, ce passage par lequel nous rentrions dans la maison quand la porte avec la partie ancienne n'avait pas encore été ouverte pendant l'aggrandissement.

 
Depuis les travaux, les isolations étaient encore à nu à cet endroit, et c'était le cas encore il y a deux semaines.

Et là, à mon retour, je découvre avec plaisir que l'ensemble a été recouvert et qu'il y a même une jolie petite tablette vernie pour achever l'ensemble en beauté : du grand Art, je vous dis !


J'ADORE !







Mon Dindon a bien mérité de vraies vacances !
Lundi 28 juillet 2008
Ne s'arrêter qu'à l'essentiel !

Quand mon Dindon prend une semaine de congé pour bricoler notre poulailler, j'ai toujours une petite appréhension en revenant : dans quel état vais-je trouver la maison ? C'est la troisième année et c'est en connaissance de cause qu'une légère angoisse m'étreint avant de franchir le seuil de la porte.

Alors, c'est sûr, on revient de loin et ça ne peut pas être pire que ça ne l'a été les premiers temps. Aussi, avant de pousser la porte en ce lundi matin, me suis-je dit que je ne devais pas m'arrêter à ma première impression (poussiéreuse) mais voir surtout ce qui avait été avancé et m'en réjouir.

J'entrai dans l'antre,
face à l'escalier. Ne s'arrêter qu'à l'essentiel !  me répétai-je. 

La poussière, c'est normal quand on fait des travaux...



Je déposai mes clefs sur le haut du meuble.



Ne s'arrêter qu'à l'essentiel !

La poussière, c'est normal quand on fait des travaux...


Fatiguée de mon voyage, j'ôtai mes souliers, et mes pieds, échauffés par une demi-heure de marche avec une lourde valise sur le dos et sous un soleil estival, se détendirent rapidement au contact de la fraîcheur du carrelage de la salle-à-manger, et de la douce couche qui le recouvrait.

Ne s'arrêter qu'à l'essentiel ! La poussière, c'est normal quand on fait des travaux.

Assoiffée, je me rendis dans la cuisine et en ouvris les volets pour y voir clair. Ne s'arrêter qu'à l'essentiel. Un peu de bazar, c'est normal quand son mari fait des travaux...

Mais là, je restai interdite, IMPRESSIONNEE devant le spectacle qui s'offrait à moi !


La cuisine était IMPECCABLE ! L'évier nettoyé et vide. Pas de vaisselle qui traînait. La table rangée, la cuisinière propre et le robinet étincellant !










SCOTCHEE ! Il m'a scotchée !
Trop fort mon Dindon !



Et je n'avais pas encore vu ses travaux...
Jeudi 17 juillet 2008
Juillet. De nombreux voisins sont déjà partis en vacances. Le quartier est calme, le soir en tout cas, car la journée des ouvriers s'activent pour achever à temps leur chantier. A part cela, il ne reste guère plus que les personnes âgées et quelques jeunes étudiants qui se font leurs premières armes dans le monde du travail. Les avions de l'aéroport voisin semblent aussi se raréfier ; le 14 juillet est passé et l'activité militaire se ralentit.

Il fait nuit, une de ces douces nuits de juillet dont on rêve toute l'année, avec son ciel étoilé, son morceau de lune et sa brise légère qui secoue le feuillage pesant des arbres. La lumière des réverbères pénètre entre les maisons pour éclairer des bouts de jardin dont seuls quelques chats du quartier profitent encore. Les chats... et les maraudeurs !

Une ombre, un bruit de fer qu'on déplace...

Une échelle, une fenêtre....

"- HALTE-LA !
Qu'est-ce que c'est ?

- Monsieur le gendarme, je vous assure, je suis chez moi ! Regardez, j'ai les clefs !

- Alors là, mon gaillard, va falloir m'expliquer ! Vous dites que vous avez les clefs et je vous prends à entrer par la fenêtre. Qu'est-ce qui me prouve que c'est chez vous : vos papiers !
- Ben, ils sont dans la maison. Mais, c'est tout simple, c'est à cause du ragréage, je ne peux plus aller dans ma chambre...
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'agrès ; vous vous croyez au cirque ?
- Non, non ! Un ragréage, c'est une fine couche que l'on coule sur une dalle de béton pour aplanir le sol, le lisser et pouvoir ainsi ensuite poser une moquette, un parquet ou un carrelage.
- Mouai ! Tout ça ne m'explique pas ce que vous faites sur une échelle à minuit, comme un voleur !
- Je sais que les apparences sont contre moi, mais figurez-vous que j'allais me coucher.  Tenez, je peux même vous faire un plan si vous voulez ! 

La partie rose, c'est le ragréage qui est en cours de séchage ; ma chambre, c'est la chambre 2.
Vous n'imaginez pas à quel point on se complique la vie quand on fait des travaux !"










 

Samedi 12 juillet 2008
Amis fidèles et amateurs de poudre blanche, (celle qui se dépose avec tant de délicatesse sur le haut des meubles - au milieu et sur le bas aussi d'ailleurs - ou celle qui lisse si parfaitement nos murs), savez-vous comment on distingue l'accro de l'enduit du simple bricoleur du dimanche ?

A son  baise-en-ville !
Quand la brosse à dent côtoie spatule et truelle, il n'y a plus de doute : il est accro  !

Eh oui ! Même lors d'un week-end de trois jours dans la campagne charentaise, mon Dindon bande ! (non, non, je ne m'en plains pas...)









Jeudi 10 juillet 2008
Hummmm..... ! Sentez-vous ce parfum enivrant de vacances ?

Les promenades en forêt, le camping, la plage....





Mais si respirez encore !


Vous avez déjà perdu votre âme d'enfant ?



On s'y croirait  sans même être encore parti !
 
Il n'en faut pourtant pas beaucoup :

une pelle,

un seau,

un rateau,

et nous y voilà !

On met le sable dans le seau, on tasse bien et hop !

un beau château ! (vous admirerez le cisselé des murailles !)















Alors Bonnes Vacances à tous !


Dimanche 1 juin 2008
Arrondir les angles est un art qui n'est pas donné à tout le monde mais qui est d'une grande utilité dans la vie, à l'instar du bricolage.

Voici une bonne recette pour ceux qui voudraient s'y essayer.

Prendre un angle obtu et peu sympathique avec un aspect béton certain.

Il faut tout d'abord essayer d'en lisser les alentours par le biais de quelques
menus artifices dont nous avons déjà parlés.



Puis, pour aplanir une telle difficulté, le plus judicieux est de rester dans les rails (ou de s'y mettre et plutôt deux fois qu'une).





Il faut pour cela allier délicatesse, précision du geste (une main de fer dans un gant de velour) et une patience extrême pour obtenir un dosage parfait.




Maintes et maintes fois, il faut y revenir pour s'assurer que l'angle soit en accord avec la vision des autres.



Puis, plaquer un côté. Et l'autre.



Quelques plaques permettent souvent d'arrondir les angles facilement...





Les plaques doivent bien entendu être elles-mêmes arrondies avec la plus grande précision pour un résultat optimal.













  Il ne reste plus qu'à recouvrir les arrondis d'une dernière plaque dont la souplesse aura fait ses preuves.







Puis, il faudra bander tout ça avec soin.














Y'a pas à dire : savoir arrondir les angles adoucit les aspérités de la vie !
















Dimanche 25 mai 2008
Aujourd'hui, c'est la fête des mères. Cette année, je m'y étais préparée en me couchant tôt pour un lever en fanfare qui n'eut pas lieu : les enfants grandissent !

Et voici les créations originales de cette année : ces enfants n'auraient-ils pas une âme de bricoleur ?  Il y a de la recherche : des objets en 3 dimensions, des fleurs en papier avec odeur, un porte-photos un peu cintré...


La seule chose, c'est que ça prend de la place toutes ces merveilles. C'est d'ailleurs la grande question que se posent toutes les mamans de la terre, émues par de si beaux présents : où vais-je les mettre ces précieux objets ?

Je ne vois qu'une chose : AGRANDIR la maison pour ouvrir le premier musée des cadeaux de la fête des mères !

Je recherche des partenaires.... Avis aux amateurs/trices !


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Samedi 24 mai 2008
Et nous voilà de retour au moyen oeuvre.

Eh oui, vous pensiez naïvement que nous étions sur la fin puisque nous parlions de finitions. Mais il reste encore quelques (menus) chantiers :

la douche de l'étage,






l'escalier














le couloir et ses vestiges d'une autre époque.





























Quelques plaques de BA13 plus tard,les derniers parpaings nus ont enfin disparu, et la fenêtre se rhabille petit à  petit.

























Voilà une fenêtre bien encadrée !








Nous ne ferons aucun commentaire désobligeant sur le professionnalisme des ouvriers qui ont travaillé sur nos murs,

mais quand on voit les finitions de Maître Dindon,






on ne peut  s'empêcher de comparer avec celles des "pros"




(de l'autre côté, dans l'escalier)...



Non, non... vraiment sans commentaire...
 (et dire qu'on les a payés pour faire ça !)
Dimanche 18 mai 2008
Qu'est-ce qui fait que certains hommes
ne seront jamais des bons bricoleurs
(ou bricoleurs tout court) ?

Le ménage ! Un bon bricoleur SAIT utiliser un aspirateur !

(C'est émouvant de voir ça, mesdames, n'est-ce pas ? Si, si, c'est donc possible...). Il est vraiment trop fort mon Dindon !
Jeudi 1 mai 2008
Un peu de vocabulaire  : savez-vous pourquoi on dit qu'il fait "un temps de chiotte" ? (expression très usitée ces derniers jours d'avril)

Non, ça ne veut pas dire que c'est un temps à ne pas sortir un chiotte dehors !
(quoi que...)

Pas plus d'ailleurs que ce ne serait un temps à chercher un emplacement idéal pour un chiotte dans sa maison (chez les Dindon, on aime bien promener le chiotte...)


Voyons ? Dans le couloir ? non....

Dans la chambre ? ..... Non plus
(trop de bazar)....

Le salon ? Non, déjà essayé...











C'est beaucoup plus simple : cela signifie tout simplement que c'est un temps où il n'y a rien d'autre à faire que de


rénover les chiottes ! (encore qu'en démarrant de presque rien, on ne peut pas dire "rénover" ; disons "améliorer").



Au programme :

enduits, ragréage

sous-couche et peinture (plafond + murs),

carrelage sol,
 faïence,
un brin d'électricité



et voici le produit fini !








(petit clin d'oeil pour Christophe : c'est mieux que certains grands hôtels, puisqu'il y a même une jolie brossette assortie...)

Le plus drôle dans l'histoire, c'est que la prochaine fois que vous utiliserez cette expression, vous penserez à nous ! (enfin, à NOS chiottes...)





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