Samedi 24 février 2007
6
24
/02
/2007
11:56
C'est Coluche qui faisait rire des salles entières sur le thème de : "la nouvelle lessive lave plus blanc que blanc" ! et j'étais la première à
rire à gorge déployée du ridicule de cette accroche publicitaire ! Aujourd'hui, l'oie blanche que j'étais ne rit plus. J'ai découvert une vérité digne de La Palisse : il y a des blancs plus
blancs que blancs ! Et vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela me fait rire jaune !
Je sens bien, ici, votre stupéfaction, vous qui redescendez à peine des sommets enneigés de blancheurs éternelles. Il est connu comme le loup blanc qu'un verre
de blanc ne l'est pas. Et les cordons bleus savent également que le blanc de l'oeuf, à moins de n'être monté en neige, ne risquera pas de vous éblouir de sa blancheur. Mais
pour le reste, le blanc est ce qu'il est, et ne fait généralement pas voir rouge.
Alors, voici comment le blanc est deve
nu ma bête
noire.
Il y a deux jours, je commençais à peindre en blanc la cheminée fraîchement vêtue d'une longue robe en BA13.
De droite à gauche. Du mur jaune/vert vers les briques blanches.
Arrivée sur la gauche, je repasse une couche de peinture sur lesdites briques, a priori blanches, mais passablement salies par le ponçage de la poutre.
C'était une de ses journées presque printanière où soleil et nuages jouent à cache-cache.
J'allais achever ma cheminée quand un rayon vengeur vint me narguer en faisant éclater la blancheur des dernières briques peintes, mettant en exergue
leurs voisines blanchâtres.
J'étais verte. J'avais devant moi un blanc très légèrement bleu tant il est blanc, et un autre blanc tirant vers le jaune. Qui est blanc dans cette histoire
?
Qu'est-ce que c'est que cette peinture blanche qui m'en fait voir de toutes les couleurs !
Soyons honnête, j'avais déjà été marron sur une histoire de blanc. J'avais même repeint, au mois de décembre dernier, un mur dont la blancheur était loin de montrer
patte blanche.
Nous avions changé de blanc et le peintre que je suis, avait été blanchi des soupçons qui pesaient sur lui.
Là où l'histoire m'empêche de voir la vie en rose, c'est que je me dis que si je commence à mettre une couche de blanc sur un blanc moins blanc, je vais entrer
dans une ronde sans fin, en noircissant un tableau qui n'est au fond pas si catastrophique que ça.
Je décide donc de ne pas me faire des cheveux blancs pour ça.
Ce serait un comble de broyer du noir pour du blanc !
Tant pis, je n'aurais pas des blancs de blancs.
De toute façon, c'est meilleur à boire qu'à voir !
Derniers Commentaires