Comment vivre avec sa famille dans une maison en chantier en restant zen ? Au secours, humour !
Le bruit
Plus de radio, ni de musique car trop régulièrement interrompues par les bruits du chantier (le boucan du chantier !). Pour la sieste, il faut vite profiter de la pause déjeuner pour endormir le petit dernier et rentabiliser ainsi les périodes d’accalmie. Le soir, quand les machines s’arrêtent, nous nous disons parfois « c’était donc ça qui nous tapait sur les nerfs ! » ou « Ca fait du bien quand ça s’arrête » ou « c’est un quartier calme finalement » !
Le petit dernier a pris l’habitude de garder souvent les mains à proximité des oreilles quand il est à la maison. Pour les grands, ce sont les soirs après l’école et les mercredis qui sont les plus pénibles quand ils doivent faire leurs devoirs. Difficile de réviser ses contrôles ou d’apprendre une poésie dans le bruit ! Et puis, il faut encore trouver un coin pas trop bruyant ni trop poussiéreux. Un casse-tête certains soirs ! C’est ainsi que nous verrons notre aînée faire ses devoirs, une fois dans la cave, une autre fois, au fond du garage, ou encore sur deux tréteaux et une planche pratiquement dans la rue !
Le problème est le même quand ils veulent se détendre en regardant la télévision. Ils découvrent ce qu’est un film muet quand ils regardent leurs dessins animés en se bouchant les oreilles. D’ailleurs, ils ne les regardent plus ! C’est plus simple que de constamment monter et baisser le son à chaque nouveau vrombissement d’une des machines à faire du bruit des ouvriers.
Quant à moi, j’essaye certains matins d’écouter des émissions à la radio mais curieusement, plus l’émission est intéressante, plus il y a de bruit ce jour là ! Certains jours, je tente de mettre un peu de douceur dans ce monde de brute avec un concerto ou une symphonie, mais les machines sont rarement en rythme avec la musique et les violons ne font pas le poids face aux scies.
« Ma pauvre ! Mais comment tu fais pour supporter ça ! » s’exclame notre entourage. Peu à peu, nous nous habituons au ronron de la bétonneuse, un peu moins à celui de la scie circulaire et autre perforateur. Electricité, peinture : pas de répit ! Même ces spécialités font du bruit. Une saignée à faire pour l’électricien, un trou à faire pour fixer un dernier plot de volets avant de peindre… Quand est-ce que ça finira ? Et ne parlons pas du week-end où mon mari reprend le flambeau (sa semaine au bureau n’était pas assourdissante !)