Comment vivre avec sa famille dans une maison en chantier en restant zen ? Au secours, humour !
Y’a un truc qui cloche aujourd’hui Y’a un truc qui cloche aujourd’hui
Je ne sais pas quoi.
Ce matin, je me suis réveillée (non ! rien d’anormal jusque-là) Sans perdre une minute, vite habillée de haut en bas Les enfants levés, petit déjeuner avalé Vite à l’école sans tarder, la journée peut commencer. Tout est normal ? Pourtant, Y’a un truc qui cloche aujourd’hui… J’ai regardé avec plaisir mon salon enfin agrandi Hier, nous avons fêté super-Mamie avec toute la famille Les cadavres de bouteille se mêlent aux flûtes et aux miettes Rappelant les discours, la joie et les rires de la fête Mon salon est inauguré, je n’ai plus qu’à ranger Tout parait normal ? Pourtant, Y’a un truc qui cloche aujourd’hui… J’ai préparé le café, mis le linge à laver, tout rangé nickel Les enfants sont à l’école, c’est calme, silencieux même Pas un avion dans le ciel, les ministres ne font pas d’étincelles, Tout le monde est éveillé mais le quartier semble ensommeillé Vraiment bizarre cette journée ! Y’a un truc qui cloche aujourd’hui… J’ai dû oublié quelque chose : un anniversaire ? un rendez-vous ? une fête ? Pas encore félicité de l’arrivée du dernier-né ? Bienvenue Maxence ! Oscar se réjouit de ta naissance ! Etre grand oncle à trois ans, c’est drôlement amusant ! Déconcertant ce matin,… Y’a un truc qui cloche aujourd’hui Non ! Rien à voir avec tout ça ! Le calme me perturbe Le silence résonne dans ma tête ! Ce doit être le champagne de la fête ! Il faut se remettre au boulot et reprendre peintures et rouleaux ! Il n’y a pas de bruit, je suis seule aujourd’hui. C’est donc ça qui ne va pas ! Après 9 mois, pas un ouvrier n’est là ! Plus besoin de se lever dès potron-minet pour être prêts à leur arrivée Pas de « bonjour Mdame», pas de café à préparer Pas de tronçonneuse, pas de bétonneuse, pas de bruitonneuse…. Pas de wc occupés, de « pardon, je pourrais passer ?» Je suis enfin CHEZ moi, c’est agréable après plusieurs mois ! Plus d’ouvriers ? Pas tout-à-fait ! Il reste quelques coups de peinture à donner, une gouttière à installer. Trois jours maxi, selon Maestro. Traduction : encore 10 jours ? Néanmoins, les ouvriers sont déjà partis vers d’autres chantiers et j’ai l’impression que cette fin de chantier va s’éterniser et que nous allons passer notre temps à leur courir après… Effectivement, ça va, ça vient. Une demie journée par-ci, une heure par là, une couche de peinture, un volet fixé, une autre couche de peinture, un crochet de volet, un nettoyage de chantier, encore quelques bruits et quelques trous, histoires de se remettre dans l’ambiance… Et puis, le charpentier qui n’en finit pas de ne pas venir. Il faudra le menacer de donner le chantier à Maestro pour qu’il se décide à arriver. Il nous sortira une fois de plus le couplet de l’ouvrier parfait, qui s’est fait avoir par Maestro avec qui il jure de ne plus jamais travailler. Il se permettra même de critiquer le travail fait par nos ouvriers, affirmant qu’il aurait fait cent fois mieux. C’est possible mais il aurait fallu dix fois plus longtemps, en passant notre temps à le supplier de venir. Il parle, il parle… Mais nous constatons que la qualité de son travail est bien plus aléatoire que celle de nos ouvriers. Fêtes en chaîne « Mi-octobre » avais-je dit à notre puînée pour lui organiser un anniversaire. Et il me semblait alors que je voyais large ! Et bien, non ! Il y a quand même encore un ouvrier en train de peinturlurer notre maisonnée ! Mais, en voyant arriver une tripotée de demoiselles surexcitées, il a vite fait de terminer son mur et de nous laisser. « Fin octobre, nous fêterons la fin du chantier avec tous nos voisins ; le chantier aura été nettoyé, toutes les échelles et échafaudages enlevés. » Encore raté ! Le charpentier a retardé toute la fin du chantier ; le peintre doit à présent terminer de peindre les tuyaux de descente d’eau. Le chantier n’est donc toujours pas clos ! Qu’à cela ne tienne, les voisins viennent ! Ils avaient d’ailleurs l’air perturbé par notre invitation, dérangé dans leurs habitudes d’ermites. Mais ils étaient tous au rendez-vous, même ceux qui n’avaient pas répondu, et ils étaient ravis. Nous voilà définitivement accueillis !