Comment vivre avec sa famille dans une maison en chantier en restant zen ? Au secours, humour !
Le premier, Mohammed, ne nous a pas laissé un souvenir impérissable. Celui-là était peu sympathique. On s’est même demandé s’il avait toutes ses facultés… Dès le début, ça s’est mal passé avec lui. Il ne disait pas bonjour ni au revoir, ne voulait ni café, ni rien d’autre, semblait toujours amorphe et déplaçait difficilement son impressionnante masse (musculaire ? non !).
La seule fois où il m’a adressé la parole, c’est quand il m’a vue avec une visseuse électrique à la main pour monter le meuble sur lequel il pourrait installer le lavabo ; il était plié de rire : il n’avait jamais dû voir ça de sa vie, une femme avec un outil à la main ! Mais, vu le travail qu’il a accompli, je pense que j’aurais sûrement fait mieux que lui ! Rapidement, mon mari s’est rendu compte qu’il y avait des fuites dans le robinet que Momo avait installé ; il ne savait pas faire le b-a-ba du plombier : mettre un joint ! Le robinet de la baignoire n’était pas centré et de travers ! Ni fait, ni à faire. Quand le maître d’œuvre lui a fait part de nos griefs, en arabe, il lui a répondu dans un jargon très personnel : "blablabla, salle de bain, blablabla, en haut, blablabla, la femme, blablabla…" Je n’ai jamais su ce que je venais faire dans l’affaire mais il était visiblement contrarié qu’on ose critiquer son travail.
Puis le plombier polonais est arrivé tel le Messie. Sa devise : « oui, c’est possible ». Comme c’est agréable ! Voilà un homme qui ira loin. Il a fait un travail remarquable, devançant même à plusieurs reprises des travaux que mon mari n’avait pas eu le temps d’achever (remettre en place un radiateur qui avait été poncé et repeint, rebrancher un autre radiateur…). Une vraie perle !
Il était d’ailleurs très apprécié des maçons ; un coup de main par-ci, une blague par-là ! L’ambiance du chantier était très joyeuse en sa présence !