Comment vivre avec sa famille dans une maison en chantier en restant zen ? Au secours, humour !
Le début de la fin Le plombier a fini son ouvrage. Il a fait un travail magnifique et c’est extrêmement agréable de voir des artisans méticuleux et soucieux de la qualité de leur travail. Ca existe donc ! Nous apprenons qu’il travaille beaucoup par le bouche à oreille, au noir évidemment. Nous apprenons également combien il reçoit pour notre chantier et nous nous étranglons de rage devant la petitesse du chiffre ! Payer cher pour avoir quelqu’un de valeur est une chose ; mais payer cher et se rendre compte que ça n’est pas pour ladite personne de valeur mais pour enrichir le patron est exaspérant. Ca ne fait que nous confirmer une fois de plus que le maestro applique des prix prohibitifs et que nous sommes les dindes de l’affaire ! C’est rageant et vexant de savoir qu’on se fait plumer. Quelle rage de le voir arriver avec sa camionnette, rénovée et réaménagée à neuf récemment, et de se dire que c’est nous qui l’avons payée… Et il ose nous dire qu’il ne fait plus de marge sur notre chantier ! L’électricien a également achevé son travail. Ouvrier de la première heure, il avait déjà travaillé sur notre chantier en février ; c’est donc avec une certaine émotion que nous le voyons partir. Ca avance donc ! Il ne reste plus que les maçons qui s’attaquent à la façade ! Ca sent bon la fin ! Enfin, nous voyons autre chose que des parpaings ! La fin ? Elle nous semble toujours tellement loin ! La fin du travail des ouvriers, oui ! Le début pour nous ! Quand on voit notre intérieur, encore chargé en gravas, poussiéreux à souhait, et sans électricité, nous revoilà assaillis par le doute et le découragement. Il va falloir des mois pour faire tout ça ! Isolation des combles, pose de BA13 (plaque de plâtre à Bord Aminci 13 mm !), carrelages, aménagement de la douche, enduits de tout l’étage, ragréage, pour enfin arriver à la finition, peinture, parquet et moquette. Le tout, les week-ends seulement ? Une année minimum ! Quel vertige ! Avoir un objectif… Le voilà ! L’objectif qui requinque : un anniversaire à organiser chez nous dans un mois, trente personnes ! Prendre les choses une par une pour ne pas se décourager : en d’autres termes, finir une pièce avant d’en commencer une autre pour se rendre compte que ça avance ! Objectif : séjour viable ! Il reste 3 semaines : tous à l’œuvre. On ponce, on enduit, on sous-couche, on ré-enduit… Il reste 2 semaines : on enduit, on ponce, on sous-couche, on découpe les dernières plaques de plâtre… Ouf ! Ca avance, on devrait arriver à tenir le timing ! Il reste une semaine : je n’y crois plus ! J’ai découvert que les priorités des uns ne sont pas celles des autres. Mon salon ne sera pas terminé pour l’anniversaire (et encore, j’entendais par « terminer », simplement le fait d’avoir fini les peintures car je savais que pour le parquet, le délai n’était pas tenable.) Notre « chef de chantier » roumain est parti vers un autre chantier. Il s’est dépêché de terminer quelques petites bricoles mais l’enduit de la porte du salon ne faisait pas partie de ses priorités… …n’est pas forcément prioritaire Tout comme, ce même enduit ne fait pas partie des priorités de mon mari. J’en reste pantoise. Je ne comprends pas bien… Je croyais que l’objectif était de terminer le salon pour la semaine prochaine ? Oui, mais finir la lasure extérieure est prioritaire depuis qu’il y a une grande échelle installée pour quelques jours. Dégager les gravas également… Et comment je fais pour finir la peinture si les enduits ne sont pas faits ? Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, sûrement ! Quand j’ai l’objectif de peindre ab-so-lu-ment tout de suite maintenant, pour avancer coûte que coûte, même si rien n’est prêt pour cela, il est inconcevable que je n’acquiesce pas… Pas grave ! Mon salon ne sera donc pas achevé la semaine prochaine….