Dimanche 17 juin 2007
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Déjà, il y a deux semaines, j'avais senti une certaine ironie à l'occasion de la fête des mères, aujourd'hui confirmée pour la fête des pères : ça va être TA fête...
Qu'est-ce donc que cette fête qui, après une soirée bien arrosée chez des amis et un retour tardif voire matinal, vous oblige à quitter la quiétude onirique d'un sommeil réparateur ?
Vous voulez la vérité sur la fête des mères et des pères ?
Il y a deux semaines, une petite voix douce, que j'imaginais d'abord être dans mon rêve, me susurre à l'oreille un "bonne fête, maman !", timide et chantant. Le sommeil dans lequel j'étais plongée restant de plomb, la voix se fait plus forte et insistante : "bonne fête, maman !", puis plus oppressante : 'boooooooonnnne fffêêêêttttte, mammmaaaaannnnn !!!!". Ce n'est donc pas un rêve.... Mes paupières ankylosées, laissent difficilement mes pupilles errer du côté du réveil, qui annonce crânement 7h45 !
Une petite bouille mielleuse se colle à mon visage, et nez contre nez, m'annonce fièrement et solennellement "c'est ta fête, maman !". C'est la première fois que je ressentais à quel point ce jour-là allait être MA fête ! Pendant ce temps, le papa dormait tranquillement à côté de moi, trop content qu'aujourd'hui, ce ne soit pas SA fête à lui !
J'esquissais un "bonjour, mon chéri", à peine articulé, qui le ravit et lui donna le feu vert de la suite des réjouissances. "J'ai un cadeau pour toi. Ouvre-le". Timidement, je me proposais de m'exécuter d'ici.... 5 minutes, le temps de me réveiller (ou pour être plus honnête de me rendormir). Rien à faire : fait-on attendre quelqu'un qui vous offre un cadeau ? J'arrachais donc mes bras de la chaleur moelleuse de la couette pour saisir ce cadeau, objet de tant d'attention, et fruit de tant d'heures de travail à l'école. Le visage poupin et béat de mon fils, toujours collé au mien, scrutait avec attention la moindre de mes réactions (pourtant si peu nombreuses ce matin-là !). Je le laissais m'aider et il me découvrit une carte avec une fleur découpée et collée par ses soins, comportant un poème qu'il me déclama avec conviction et exactitude : "tu es la plus belle, la plus gentille, la plus tout.... et mon petit coeur est pour toi"... Poème très mignon évidemment et qui fait fondre un coeur de maman, mais quand même, une heure plus tard, j'aurais été mieux à même de l'apprécier ! Quant au petit cadeau joint à la carte (un porte-clef), mon fils me fit remarquer avec un air malin, qu'il portait son prénom et qu'il était donc... pour lui !
Je le remerciais pour tous ses magnifiques présents et retournais sous les draps, dans l'espoir de me rendormir rapidement. Mais, la petite voix d'ange me lança un "j'ai faim" qui signifiait : "maintenant que je t'ai fait un cadeau et que je t'ai dit que tu étais la plus merveilleuse des mamans, il faudrait quand même que tu t'occupes un peu de moi !" Elle est loin l'image d'Epinal où la maman se prélasse dans son lit toute la matinée, avec le petit déjeuner servi au lit ! BONNE FÊTE, MAMAN !
Et aujourd'hui, c'est la fête des pères. Aujourd'hui, j'ai pu dormir ! C'est SA fête à LUI ! Réveil à 8 heures (il a de la chance, il a gagné un quart d'heure !), petits mots d'amour et petit cadeau, petit déjeuner à préparer rapidement, etc.
Et voilà comment, levé tôt, le papa peut profiter au maximum de sa journée de fête !
tandis que les enfants jouent avec le jeu de fléchette qui vient de lui être offert.
Un peu d'histoire pour finir :
C'est en 1806 que Napoléon aurait évoqué la création d'une fête des mères officielle au printemps. Mais, ce n'est que le 9 mai 1920 que le ministre de l'Intérieur de l'époque proclama la première Journée Nationale des Mères de familles nombreuses. Le Gouvernement prit alors la décision de célébrer chaque année la "Journée des mères". La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926. Le 25 mai 1941, le Maréchal Pétain institue définitivement la « Journée nationale des Mères ».
C'est le 19 juin 1910 aux États-Unis (à Spokane) qu'a eu lieu la première "Fête des Pères". L'idée est venue d'une femme élevée par son père et qui souhaitait ainsi lui rendre hommage. En France, la fête des pères n'a jamais été "décrétée".
Et depuis, de colliers de nouilles en jolies poèmes, chaque année nous avons droit d'être réveillé(e)s, dès potron-minet, par nos chères têtes blondes qui nous déclament d'un air angélique leur petit mot d'amour.
J'en viens à me demander si ceux qui ont inventé cette fête, n'avaient pas des comptes à régler avec leurs parents !
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