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Il faut tout, tout prévoir !

Un blog sur un chantier ? Quel intérêt ?

Oui ! Mais quand le chantier est habité par la Famille Dindon (de la farce) et que c'est une femme qui raconte les travaux, ça peut devenir amusant... surtout quand ça dure, ça dure... un an , deux ans, trois, quatre....

 

  avant /
après

 

 









- Pour les paresseux qui n'aiment pas lire, vous trouverez des
albums photos tout à fait parlants... (photos Bergère, tous droits réservés)
- Pour les femmes dont les hommes veulent se lancer dans les travaux, renseignez-vous avant !
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 22:36

   Nous y sommes ! A peine le temps de nous remettre de nos « petits travaux » d’aménagement du RDC que nous réintégrons un trois pièce cuisine, comme avant notre déménagement (mais de 50 m2 seulement !).

 

Mise en place

 Nous refaisons quelques cartons, remisons au garage les meubles en trop (presque tous !), entassons les enfants dans les deux chambres du haut et transformons notre salle à manger en salon, chambre à coucher !


La cuisine, fraîchement achevée, devient alors notre pièce à vivre comme au moyen âge. Nous voilà installés pour plusieurs mois, avec un minimum d’affaires, dans un confort tout relatif.

Les ouvriers nous fabriquent, avec une grande planche de contreplaqué, une cloison de fortune (avec porte) afin de séparer la partie domestique de la partie chantier. Nous voici chez nous... dans le chantier des ouvriers !


L’excitation de pouvoir enfin commencer notre projet, occulte la difficulté que sera la vie de chantier et notamment le principal soucis : le wc de la salle de bain situé dans la partie en travaux…

 

En ce début d’avril, le printemps arrive timidement et je vois apparaître avec joie, comme par magie, des fleurs dont j’ignorais l’existence. Mais bientôt, à côté des primevères et des coquelicots poussent spontanément pêle-mêle : bétonneuse, tas de cailloux et de sables, parpaings en quantité, échelles et échafaudage, ciment, brouettes, pelles, seaux, mégots de cigarettes, etc.

Les quelques fleurs qui commençaient à jaillir joyeusement de terre sont alors bien vite encerclées de bois de coffrage et autres bâches.



 En quelques heures, mon jardinet mignonnet se transforme en terrain vague de chantier et les quelques  jeunes pousses sont vite sacrifiées par des ouvriers n’ayant pas le temps de s’extasier sur la beauté de la nature qui renaît !


 En avril…

 En quelques jours, les tuiles du toit ont rejoint les restes des primevères, tandis que les poutrelles viennent écraser les plantations de muguet et de tulipes qui ne verront certainement pas le jour cette année ! 

 

Le toit est maintenant enlevé sur la moitié de la maison ce qui donne une inhabituelle luminosité au salon (plein nord) et une fraîcheur certaine au reste de la maison. Nous nous souvenons alors avec nostalgie de nos grand-mères : « fermez les portes et les fenêtres, vous chauffez les petits oiseaux ! ». Peine perdue ! Même si par habitude, nous continuons à fermer les volets le soir pour nous sentir chez nous, tout en profitant du ciel étoilé qui couvre désormais nos murs !  

...ne te découvre pas d’un fil.

Comme il nous faut passer par la partie en travaux pour atteindre la salle de bain/wc, la toilette du soir fait remonter à la surface des souvenirs de jeunesse : quand en camping, le soir à la lueur d’une lampe torche, dans le noir complet (pas de courant évidemment), il faut aller prendre une douche et se laver les dents, par 5 ou 6°, avec des bruits nocturnes pas toujours rassurants…. Nous prenons donc vite l’habitude d’aller à la  douche avec manteau, (voire même parapluie et bottes !), une torche et un bonnet…

Derrière notre cloison de contreplaqué, colmatée au maximum pour limiter les courants d’air, la température de la pièce n’excède guère 13° la nuit. Cependant, sous nos 5 couvertures, avec nos pyjamas, chaussettes et polaires, nous nous surprenons à dormir d’un bon sommeil ; ils sont loin nos 23° douillets de notre ancien appartement ! Avantage de la situation, devant la fraîcheur de la maison, les microbes hivernaux ne trouvent pas refuge chez nous et nous passons au travers des différentes épidémies saisonnières.  

Le mur qui avait été décoré par les enfants entre l’ancien salon et sa chambre mitoyenne, est tombé, comme à Berlin, ouvrant un nouvel espace sur une vaste ruine de guerre qui verra peut-être naître un jour un plus grand salon …

En mai, premières tuiles

Une fois le toit enlevé, nous découvrons avec stupeur que cette partie du bâtiment, construite par l’ancien propriétaire il y a 30 ans, a été faite en dépit du bon sens. Pour faire une maison, il faut en principe : des parpaings de 20 cm d’épaisseur,  des tiges métalliques à tous les angles de la maison et au milieu, et des fondations suffisamment profondes et larges pour soutenir tout ça. Dommage, il n’y a rien de ça chez nous !

 

Les maçons restent interdits devant la légèreté de la structure de la construction. Décidément, ces maudits vendeurs trouvent encore le moyen de nous gâcher la vie ! Leur maçon nous a menti sur la qualité de son travail, mensonges réitérés à notre maître d’œuvre : quel manque de conscience professionnelle !

 

Le chantier s’arrête quelques jours pour décider de la suite : raser tout ? redoubler les murs en totalité ? renforcer la structure ?


C’est pour nous un véritable coup de massue. Nous retombons sur terre : adieux veaux, vaches, cochons… Voilà une tuile qui va nous coûter quelques briques… Nous qui pensions que c’était une assurance de qualité d’acheter une maison à quelqu’un du métier : à un architecte, peut-être, mais pas à un zingueur de base même s’il a monté les échelons de la hiérarchie ! Jamais cordonnier n’a été si mal chaussé que cet ancien propriétaire qui était dans le bâtiment : il aurait participé à la construction du bâtiment E de l’aéroport de Roissy qui s’est effondré que ça ne m’étonnerait pas…


Décision sera prise de renforcer la structure, un bon gros additif au devis et deux semaines de travaux en plus ! Avions-nous le choix ?


Nous refaisons l’histoire cent fois : pourquoi diable avons-nous acheté cette maison ? Pourquoi pas une autre plus loin sans travaux ?  L’avons-nous payée trop cher maintenant que nous en connaissons tous les défauts ? Si nous avions pu savoir, qu’aurions-nous fait ? Mais aurions-nous pu savoir ? C’est ce que sous-entend le maître d’œuvre mais comment aurait-il pu voir que les murs n’étaient pas faits avec des parpaings de 20 cm, sans faire un trou dans le mur ? Si évident à demander quand on visite une maison ! « Excusez-moi Madame, je peux mettre un coup de marteau-piqueur dans votre séjour ? » Si facile de donner des leçons a posteriori !

Restons zen


 Bilan :

   1/ Nous sommes sans toit.

 2/ Notre futur grand salon est régulièrement balayé et nettoyé par les pluies d’orage de début mai qui ruissèlent ensuite jusqu’à la cave et l’inonde (et pas que la cave comme nous le verrons ensuite) Mais pourquoi donc, n’ont-ils pas bâché le chantier le soir !

 3/ Les températures ont du mal à rester printanières et nous sommes bien loin du mois de mai caniculaire de 2003.

 4/ Les travaux ont pris au moins deux semaines de retard 

5/ Nos nuits sont peuplés de maisons en château de cartes et nos jours de poussière et du bruit des scies circulaires et autres perforateurs qui font trembler les murs pour mieux les renforcer.

6/ Notre bourse vient d’être délestée de sa soupape de sécurité.

 

Pas de panique, restons philosophes ! Nous y sommes jusqu’au cou et il n’est pas possible de faire marche arrière. Restons vigilants.

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